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samedi 23 août 2014

I'm so lonesome I could cry (1949)

Hank Williams: I'm so lonesome I could cry (1949)

I'm So Lonesome I Could Cry by Hank Williams on Grooveshark

La musique country a longtemps hésité entre art et confession, talent et authenticité. Hank Williams est réellement parvenu a concilier les deux extrêmes. C'était un compositeur et un chanteur doué. Davantage que tout autre artiste de country avant lui, il a évoqué sa vie dans ses chansons, qu'il se lamente sarcastiquement sur le manque de bière (My Bucket's got a hole in it, révélant son alcoolisme débilitant) ou anticipe étrangement sa propre disparition (I'll never get out of this world alive, une chanson sortie quelques semaines avant sa mort). Apparemment écrite à propos de son mariage chaotique, I'm so lonesome I could cry, mêle de façon caractéristique l'autobiographie et l'imagination.
I'm so lonesome I could cry est une chanson inhabituelle dans le répertoire de Williams, dans le sens où elle n'est pas conçue comme une chanson, mais comme un poème. Le chanteur avait été invité à enregistrer une série de récitations au début des années 50, et I'm so lonesome, Ic could cry est semble t'il de la même veine que ces récitations. Toutefois, Williams a dû changer d'avis, et a ensuite mis ses mots en musique sur un air simple et mélancolique avec une mesure à 3/4.
Figurant sur la face B de My Bucket's got a hole in it, la chanson n'a pas eu de succès à l'époque. en revanche, elle est depuis devenue la pierre angulaire de l'existence malheureuse de Williams, qui l'a terminée, ayant consommé de la morphine et de l'alcool, sur le siège arrière d'une voiture, le jour du Nouvel An en 1953. Il était alors âgé de 29 ans. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

Nature Boy (1948)

The Nat King Cole Trio: Nature Boy (1948)



Selon la petite histoire, quelques jours après que le compositeur Edn Ahbez a présenté Nature Boy au directeur artistique de Nat King Cole en 1947, Cole aurait interprété la chanson sur la scène du night club Bocage, à Los Angeles. A la fin de sa prestation, avant même que Cole ait atteint le vestiaire, Irving Berlin aurait offert d'acheter le titre. Cette histoire évoquant un étrange garçon enchanté qui a voyagé très loin avait sans doute trait aux débuts de Cole.
Nat King Cole est devenu célèbre en tant que pianiste à la fin des années 30, alors qu'il était la figure principale d'un trio de jazz. En tant que chanteur, doué d'un beau style fluide et d'une diction claire, Cole a interprété une série de chansons à succès dans les années 40, qui ont plu à un public blanc. Cela n'était pas simple, car la musique américaine était alors affaire de race et il était rare que du jazz noir finisse par plaire aux Blancs. Cole avait réussi ce tour de force avec Nature Boy, qui était devenu n°1 aux Etats Unis.
La version originale que Cole a enregistrée le 22 août 1947, a été transformée par les riches orchstrations de Franck DeVol, spécialiste des arrangements chez Capitol Records. Ainsi, l'utilisation des cordes et de la flûte pour suggérer l'étrange enchantement du garçon a permis à la chanson d'être un véritable succès, malgré la sortie simultanée de plusieurs versions. Cole se contente de chanter, et le solo de piano est exécuté par un autre musicien. (Source: Les 1001 chansons..., Ediitons Flammarion)

Good rockin' tonight (1947)

Roy Brown: Good Rockin' tonight (1947)

Good Rockin' Tonight - Roy Brown by Fuel 2000 Compilations on Grooveshark

Roy Brown continue de figurer parmi les plus grands "héros perdus" du rock et de la soul. Avec Good Rockin' Tonight, il a offert à l'Amérique d'après guerre un titre emblématique du nouveau genre musical qui était en train de naître. Brown, né en Louisiane, a grandi en chantant du gospel. Au début il imitait Bing Crosby, puis a rapidement changé de style en voyant que le public de Houston lançait de l'argent aux chanteurs de blues.
La présence sur scène et la polyvalence musicale ont fait de Brown le chanteur noir le plus apprécié de la Nouvelle Orleans. Il a écrit Good Rockin' Tonight en 1946 et interprété la chanson aux côtés du pianiste de boogie-woogie Cecil Gant. Gant était si enthousiasmé par ce titre qu'il a appelé Jules Braun du label Deluxe Records au New Jersey et a demandé à Brown de le lui chanter au téléphone. Braun s'est ensuite empressé de dire à Gant de donner à Brown une centaine de dollars, de lui trouver une chambre au New Drop et d garder un oeil sur le musicien. Arrivé à la Nouvelle Orleans, deux jours plus tard, Braun a organisé une séance d'enregistrement et sorti Good Rockin' Tonight en mai 1947.
Accompagné d'un orchestre d'instruments à vent, Brown a chanté Good Rockin' Tonight, un appel à danser le rock, en empruntant à la puissance brute et à l'enthousiasme du jump blues. La chanson, qui a connu un succès immédiat à la Nouvelle Orleans, a figuré au hit-parade national en 1948, puis est devenue n°1 des morceaux de R&B lorsqu'elle a été interprétée par le grand chanteur d blues Wynonie Harris. (Source: les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

Al gurugù (1946)

La Nina de los Peines: Al gurugù (1946)

Al gurugú by La niña de los peines on Grooveshark

Née en 1890 dans une famille pauvre de Gitans à Séville, Pastora Maria Pavon Cruz a été la plus grande star du flamenco du XXe siècle. Aujourd'hui, elle est considérée comme la plus grande chanteuse de flamenco de tous les temps. Surnommé, la "Nina de los Peines (la fille aux peignes), elle a commencé à chanter lorsqu'elle était enfant. La puissance de sa voix et son timbre rauque ont attiré l'attention au delà de la communauté gitane et, rapidement, des personnalités telles que le poète Federico Garcia Lorca et le guitariste Andrès Segovia ont vanté son talent.
Encore jeune, la Nina a effectué une tournée en Espagne, et réalisé ses premiers enregistrements en 1910. Elle a épousé le chanteur de flamenco Pepe Pinto. Le couple, qui avait fui la guerre civile d'Espagne pour l'Argentine, est retournée en Espagne dans les années 40, où la Nina a poursuivi sa carrière. Al gurugù est considéré par les spécialistes comme l'un des enregistrements qui caractérise les débuts dorés du flamenco.
le titre de la chanson n'a pas de signification particulière, de la même manière par exemple que "doo doo doo". Son impact est essentiellement vocal, la Nina improvisant des paroles comme "Mon époux m'a laissée seul/ Il est parti faire la guerre en France". Accompagnée d'une guitare flamenco et de palmas (claquements de mains), Al gurugù montre La Nina au sommet de sa gloire et se révèle une exécution intense de canto jando (chant profond). On peut y sentir l'âme gitane brute du flamenco. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

(Get your kicks on) Route 66 (1946)

The Nat King Cole Trio: (Get your kicks on) Route 66 (1946)

(Get Your Kicks On) Route 66 by Nat ‘King' Cole & His Trio Featuring Harry “Sweets" Edison on Grooveshark

Le compositeur Bobby Troup, qui traversait les Etats Unis d'est en ouest en voiture entre la Pennsylvanie et Los Angeles, avait eu l'idée d'une chanson ayant trait à la Route 66, qu'il avait empruntée. Il en avait rapidement trouvé la mélodie et le titre, mais avait eu plus de difficulté a en élaborer les paroles. Finalement, il s'était inspiré des villes qu'il avait traversées au long de sa route, d Saint Louis et Joplin, dans le Missouri, à Flagstaff, dans l'Arizona. Il avait ensuite effectué un petit crochet vers l'est, par Winona ("Don't forget Winona", N'oublies pas Winona), avant de reprendre la route de l'ouest, San Bernardino en Californie, la fin de son voyage.
Troup a écrit la chanson pour Nat King Cole, dont le trio a connu un grand succès. Route 66 célèbre la liberté qu'offre la route, soulignant la destinée manifeste des Américains à coloniser leur continent. La construction de la Route 66 a commencé en 1925, et celle-ci est devenue utilisable en 1932. Elle couvrait à l'origine une distance de 3 939 km entre Chicago et Los Angeles. Elle reliait le Sud rural aux villes industrielles du Nord et aux villes ensoleillées de Californie.
La version enregistrée par Cole est un jazz légèrement swingué, mené par le piano, accompagné par une voix au style caractéristique, mais d'autres artistes, comme Chuck Berry et The Rolling Stones, en ont fait un classique du R&B. Quant à la Route 66, elle a été remplacée par des autoroutes reliant les Etats et d'autres grandes routes, et est rarement empruntée aujourd'hui. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

This land is your land (1944)

Woody Guthrie: This land is your land (1944)

This Land Is Your Land by Woody Guthrie on Grooveshark

Enregistrée pour la première fois en 1944, la chanson de Woody Guthrie a été écrite environ 4 ans plus tôt en réponse à God Bless America d'Irving Berlin, que Guthrie trouvait banale. This land is your land est depuis considérée comme une alternative à The Star-Spangled Banner, l'hymne national des Etats Unis.
Guthrie a associé ses paroles originales à de larges extraits de la mélodie de Little Darlin', Pal of Mine, de The Carter Family, une technique qu'il a souvent utilisée pour accroître l'attrait de ses chansons. Etant donné la situation économique des années 40, la chanson avait été commercialisée sous la forme d'un livret imprimé à la main comptant neuf autres chansons et différents illustrations, vendu 25 cents. Cela a rendu la chanson très populaire auprès des personnes qui avaient des difficultés financières et subissaient les effets de la Seconde Guerre mondiale.
La nature exaltante des paroles fait que la chanson a été considérée dans le monde entier comme un chant de protestation populaire. Comme c'est souvent le cas avec les chansons populaires, ses paroles ont été modifiées à l'occasion pour être adaptées à d'autres époques, et ses références géographiques ont été remplacées par des références locales. Il en existe donc des versions en Inde, au Canada et en république d'Irlande.
En janvier 2009, Bruce Springsteen et Pete Seeger, ami de longue date de Woody Guthrie, l'ont interprétée au cours de l'investiture du président des Etats Unis, Barack Obama, au Lincoln Memorial de Washington D.C.. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

Rum & coca cola (1943)

Lord Invader: Rum & Coca Cola (1943)

Rum and Coca-cola by Lord Invader on Grooveshark

Durant la Seconde Guerre mondiale, environ 20 000 GI ont stationné à Trinité, manifestement en vue de repousser les invasions. Déplorant cette situation, un musicien local utilisant le nom de scène de Lord Invader a commenté cet "envahissement social des Américains" dans un calypso intitulé Rum & Coca Cola. La chanson est un exposé paillard de la prostitution officieuse qui s'est alors développé: "Both mother and daughter/Workin' for the Yankee dollar" (La mère comme la fille/ Travaillent pour les dollars yankee). Rum & Coca Cola était à la fois le cocktail préféré des militaires et une métaphore du mélange des deux cultures. Lord Invader s'était inspiré pour la mélodie d'un air appelé L'Année passée, dont les droits étaient détenus par Lionel Belasco, un autre auteur de calypsos de Trinité.
Le morceau a connu un énorme succès à Trinité en 1943. En 1945, une chanson très proche interprétée par les Andrews Sisters, possédant le même titre, le même sujet et des paroles parfois identiques, est devenu le titre le plus vendu aux Etats Unis. Elle a été attribuée à l'auteur Morey Amsterdam et à ses deux associés. La version des Andrews Sisters traite à la légère les problèmes évoqués par Lord Invader et imite de façon caricaturale l'accent de Trinité. Au cours du procès consécutif à cette affaire, il est apparu qu'Amsterdam, qui s'était rendu sur l'île au moment où la chanson d Lord Invader connaissait un grand succès, avait enfreint le droit d'auteur, et Lord Invader s'est vu allouer une indemnité confidentielle en réparation. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

vendredi 22 août 2014

Stormy Weather (1943)

Lena Horne: Stormy Weather (1943)

Stormy Weather by Lena Horne on Grooveshark

Le film Stormy Weather est une comédie musicale s'inspirant assez librement de la vie de sa star principale, le danseur Bill "Bojangles" Robinson. Robinson interprète Bill Williamson, un danseur qui rentre chez lui après avoir fait la guerre en 1918 et tente de démarrer une carrière d'artiste. Sa bien aimée est une chanteuse appelée Selina Rogers, incarnée par Lena Horne. Le film d'une durée de 1h18 a été présenté en juillet 1943, remportant un grand succès. Il est célèbre pour avoir mis en scène plusieurs grands artistes afro-américains, notamment Cab Calloway et son orchestre, ainsi que le pianiste Fats Waller, mort quelques mois après sa sortie.
Stormy Weather, la chanson qui a donné son titre au film, a été créée une décennie avant celui-ci. Elle a été écrite en 1933 par Harold Arlen avec des paroles de Ted Koehler. Elle a d'abord été interprétée par Ethel Waters au Cotton Club de Harlem. Lena Horne l'a ensuite enregistrée en 1941 pour RCA Victor, puis réenregistrée en 1943 pour la bande-son du film.
Stormy Weather est une chanson traitant de la déception et du regret, la chanteuse se languissant de son homme absent. Le mauvais temps sert de métaphore à ses sentiments: "Don't know why thr's no sun up in the sky[...] Since my man an I ain't together/Keeps rainin'all the time" (Je ne sais pas pourquoi le soleil n'est pas haut dans le ciel[...] Depuis que mon homme et moi sommes séparés/Il pleut tout le temps"). La chanson plaît depuis sa création à tous les chanteurs de chansons d'amour. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

God Bless the Child (1941)

Billie Holyday: God Bless the Child (1941)

God Bless the Child by Billie Holiday on Grooveshark

Billie Holyday a rarement écrite ses chansons. God Bless the Child est une exception. Dans son autobiographie, Lady sings the blues, Billie Hollyday se souvient de l'une des disputes pénibles qui l'opposaient à sa mère, Sadie: celle-ci avait trait à l'argent. Elle a prononcé un vieux proverbe, God bless the child that's got his own (Dieu bénisse l'enfant qui s'en sort seul)- mots qu'elle a réutilisés ensuite comme point de départ d'une chanson.
God bless the child a été enregistrée le 9 mai 1941, à New York. Le groupe était constitué du pianiste Eddie Heywood et de son orchestre, incluant un trio de saxophonistes et un trompettiste célèbre Roy Eldridge, qui joue brièvement en solo. Le piano, la guitare, la basse et les percussions composent la section rythmique.
Holiday commence la chanson en interprétant de manière personnelle une phrase biblique (probablement Mathieu, 25:29:"Them that's got shall get/Them that's not shall lose" (Car on donnera à celui qui a,et il sera dnas l'abondance/ Mais a celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a"). L'argent attire les amis, mais la pauvreté les éloigne. Cependant, l'enfant qui est autonome est immunisé contre les revers de fortune et véritablement béni. Cette déclaration de confiance en soi, énoncée par la voix malicieuse et sensible de l'artiste, a un impact désarmant. "Billie Holiday", a remarqué Joni Mitchell en 1998, "exprime le contenu et l'intention de chaque mot, même si cela est aux dépens de sa tessiture et de son timbre." (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

Guantanamera (1941)

Joseito Fernandez: Guantanamera (1941)

Guantanamera (orig.) by joseito fernandez on Grooveshark

La ville de Guantanamo est célèbres pour des raisons autres que musicales à l'heure actuelle, mais dans les années 30, elle était devenue synonyme à Cuba de la chanson cubaine la plus célèbre de tous les temps. Tout le monde, ou presque connait l'air et les paroles de son refrain, que reprend le titre initial. La chanson se réfère soit à une "femme d Guantanamo", soit à son style de musique, la guajira, une musique country cubaine.
José Fernandez Diaz (qui n'avait pas encore de nom de scène) a composé la chanson en 1928, en s'appuyant sur les mots d'un poème du célèbre nationaliste cubain José Marti. Originaire en réalité de la Havane, et nom de Guantanamo,  le propre groupe de Fernandez a débuté sur la station de radio CMCQ en 1935, en utilisant le thème principal de Guajira Guatanamera et en improvisant des décimas (poèmes de dix lignes) sur la mélodie. Il chantait ainsi dans le style du punto guajiro, créé au début du XVIIIe siècle par des fermiers cubains d'origine espagnole.
Fernandez n'a enregistré la chanson qu'en 1941 sous le titre Mi biognafia ("ma biographie). Dès 1943, il l'a interprété sur une autre station, en l'utilisant comme générique pour une émission de nouvelles et de débats. Lorsque l'émission s'est arrêtée, 14 ans plus tard, la chanson était ancrée dnas la mémoire collective cubaine. Ce n'est que lorsque l'icône folk américaine Pete Seeger l'a enregistrée en 1962, durant la crise des missiles cubains, que le reste du monde l'a découverte. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

Gloomy Sunday (1941)

Billie Hollyday: Gloomy Sunday (1941)

Gloomy Sunday by Billie Holiday on Grooveshark

La musique pop vit de mythes, dont l'un des plus vivaces concerne la chanson écrite en 1933 sous le titre Szomorù Vasarnap par le compositeur hongrois Rezso Seress. A sa mélodie captivante et plaintive, influencée par le Magyar nota, musique hongroise mélangeant la musique tzigane, Seress a associé des paroles de Lazslo Javor faisant le portrait d'une p^me au coeur brisé.
La chanson a été traduite et intitulée Gloomy Sunday, à l'intention des auditeurs occidentaux puis enregistrée pour la première fois en 1936 par Hal Kemp et son orchestre. Elle a ensuite été chantée par des artistes comme Paul Robeson, Serge Gainsbourg, Elvis Costello et Björk, mais sa meilleur interprétation est celle de Billie Hollyday. Parallèlement à l'accompagnement mélancolique et discret de l'orchestre de Teddy Wilson, la prestation empreinte d'une douce tristesse de la chanteuse exprime la séduction de la mélodie ainsi que le caractère sombre des paroles.
Les paroles du titre anglais, écrites par Sam Lewis complètent la chanson original par un vers effrayant: "Would they be angry if I thought of joining you?" (Seraient ils en colère si je songeais à te rejoindre?") qui a trait au suicide. Beaucoup de stations de radio, dont la BBC ont refusé de diffuser Gloomy Sunday. Bizarrement, la chanson a fini par être associée à une vague de véritables suicides. La réputation troublante de sa chanson laissait Rezso Seress perplexe. Pourtant, il s'est lui-même suicidé en 1968. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

mercredi 20 août 2014

le Petit bal du samedi soir (1946)

Georges Guétary: le Petit bal du samedi soir (1946)

Le Petit Bal du Samedi Soir by Georges Guétary on Grooveshark

Une chanson qui marque une date importante dans la carrière de Georges Guétary, qui va bientôt devenir l'un des chanteurs d'opérette les plus populaires de France et s'imposer au cinéma dans Un Américain à Paris (1951) aux côtés de Gene Kelly. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

mardi 19 août 2014

On prend la café au lait au lit (1941)

Pierre Dudan: On prend le café au lait au lit (1941)



On prend le café au lait au lit n'est pas le premier succès de Pierre Dudan. En 1938, alors qu'il est arrivé à Paris depuis peu, Lucienne Boyer impose une autre de ses compositions, Parti sans laisser d'adresse. Ce bel homme, né à Moscou en 1916 d'une mère russe et d'un père suisse, du canton de Vaud, où il passera la plus grande partie de sa jeunesse, manifeste très tôt une attirance pour la musique et le jazz. On lui doit la création du premier hot club de Lausanne. Interrompant ses études à l'université, il part pour Paris, où il devient pianiste au Boeuf sur le toit puis au Lapin à Gil. On prend le café au lait au lit, chansons sans prétention mais efficace, est écrite en 1940, mais ne rencontre le succès qu'après la Libération. Cette évocation des plaisirs simples des alpages prospères fait mouche dans une France encore marquée par les restrictions. Clopin-Clopant, puis Mélancolie confirment le succès de Dudan. On voit également ce dernier à l'affiche de nombreux films, ce qui ne l'empêche pas de trouver le temps d'écrire plusieurs romans. Bousculé comme tant d'autres de sa génération par la vague yéyé, il part s'installer au Canada et ne regagne l'Europe que dans les années 80, où il meurt, en Suisse, en 1984. (Source: Y'a d'la France en chanson, Editions Larousse)

Une partie de pétanque (1941)

Darcelys: Une partie de pétanque (1941)

Une partie de pétanque by Darcelys on Grooveshark

Darcelys (1900-1973) est le créateur d' Une partie de pétanque au début des années 40. A l'instar d'Alibert, de Valentin et de Fernand Sardou, de Doumel ou d'Andrée Turcy, il est un des représentants de cette chanson marseillaise qui plut tant à la France entière pendant de longues années. De ces opérettes aussi, comme Au pays du soleil (1933) ou Un de la Canebière (1938) sur des musiques de Vincent Scotto. La chansons marseillaise eut un temple, l'Alcazar, créé dès le Second Empire. De'emblée, le lieu fut rendu célèbre par la sélection des artistes qui y opérait, en présence du public. Epreuve terrifiante pour celui qui y assistait. La salle se montrait alors particulièrement féroce et les trois quart des candidats étaient impitoyablement sortis sous les lazzis. Maurice Chevalier lui même, âgé d'à peine 17 ans, faillit en être victime alors qu'il était descendu spécialement de Paris pour recevoir l'onction de la redoutable salle. [...] En 1966, l'Alcazar ferme définitivement ses portes et c'est toute une mémoire de la grande cité phocéenne qui disparaît ainsi. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

la Danseuse est créole (1947)

Yvette Giraud: la Danseuse est créole (1947)

-La Danseuse Est Créole by Yvette Giraud on Grooveshark

Une chanson créée par Yvette Giraud, (qui vient de nous quitter, le 3 août 2014, à l'âge de 97 ans), qui fit par la suite avec ce genre de répertoire une grande carrière au Japon. (Source: y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

lundi 18 août 2014

Fandango du Pays Basque (1943)

Luis Mariano: Fandango du Pays Basque (1943)



Le fandango est une danse espagnole qui comprend plusieurs variétés, Rimski-Korsakov a introduit un fandango asturien dans le morceau final du Cappricio espagnol. Celui de la chanson fut interprété par Luis Mariano. Basque célèbre, né à Irun et enterré à Arcangues. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

l'Ajacienne (1943)

Tino Rossi: l'Ajacienne (1943)



C'est bien plus qu'une chanson, c'est un hymne, créé par Tino Rossi! (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

samedi 16 août 2014

Rue des Blanc-Manteaux (1949)

Juliette Gréco: Rue des Blanc-Manteaux (1949)

Rue des Blancs-Manteaux by Juliette Gréco on Grooveshark

Cette chanson consacrée à une rue du Marais, dans le IVe arrondissement de Paris, a été écrite par Jean-Paul Sartre pour sa pièce Huis-clos. Le philosophe connaissait la jeune Juliette Gréco, qu'il avait rencontré au Tabou, la célèbre cave de Saint Germain des Prés. Juliette voulait alors se lancer dans la chanson et, pour monter son premier répertoire, elle s'était adressée à ses amis Sartre, Queneau et Kosma. Excusez du peu... (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

Métro (1949)

Robert Lamoureux: Métro (1949)


C'est la première chanson de Robert Lamoureux qui débuta comme chanteur interprète avant de devenir l'humoriste que l'on connait avec Papa, maman, la bonne et moi et le célèbre sketch de La Chasse au canard. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

Vel' d'Hiv' (1948)

Yves Montand: Vel' d'Hiv' (1948)

Vel' d'Hiv by Yves Montand on Grooveshark

Un lieu qui a disparu de la rue Nélaton mais qui restera dans l'histoire, marqué par de hauts faits sportifs-notamment les Six-Jours cyclistes- et une page particulièrement douloureuse de l'Occupation. La chanson est créée par Yves Montand, qui va triompher avec d'autres chansons sur le sport, Battling Joe, et sur les lieux de détentes populaire, Luna Park. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)