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dimanche 14 septembre 2014

Chaje Shukarije (1960)

Esma Redzepova: Chaje Shukarije (1960)

Chaje Shukarije by Esma Redzepova on Grooveshark

Appelée à juste titre la "Reine des gitans", Esma Redzepova fait connaître au monde entier depuis 50 ans la musique tzigane des Balkans. Née dans une famille rom de Skopje, en Macédoine, elle danse et chante depuis l'enfance. Après avoir remporté un concours de chant en 1956, Esma est remarquée par le chef d'orchestre macédonien Stevo Teodosievski et quitte l'école pour devenir chanteuse professionnelle.
Pour avoir chanté en macédonien, en serbe et dans sa langue natale, le romani, Esma était très appréciée du président Tito, le dirigeant de la Yougoslavie, qui l'a envoyée avec l'ensemble Teodosievski à l'étranger en tant que représentants de la Yougoslavie socialiste: le mariage réussi entre ballades orientales et airs de danse des Balkans a su conquérir un vaste public.
Chaje Shukarije ("La belle fille" en romani) a été l'un des premiers succès d'Esma: il parle d'un jeune homme amoureux d'une beauté qui le repousse. Avec son accordéon, sa clarinette et ses battements de mains frénétiques, le refrain de Chaje Shukarije fait hurler les foules chaque fois qu'Esma l'entonne. Devenu un standard des Balkans, cette chanson a été jouée par d'innombrables fanfares tziganes, des chanteurs pop ou encore des orchestres de jazz. En 2007, elle a accompagné le générique d'ouverture du film Borat! de Sacha Baron Cohen. Esma était une légende vivante des Balkans et son action auprès des réfugiés des guerres yougoslaves lui a valu d'être proposée à deux reprises pour le prix Nobel de la paix. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

lundi 25 août 2014

Cry me a river (1955)

Julie London: Cry me a river (1955)

Cry Me a River by Julie London on Grooveshark

Lorsque Arthur Hamilton a écrit Cry me a river, son intention était d'en confier l'interprétation à Ella Fitzgerald dans le film Le Gang du blues (1955), mais la chanson a ensuite été supprimée. Pour finir, cet honneur est revenu à l'actrice Julie London, qui avait joué dans des films se déroulant dans la jungle et était connue autant pour ses photographies sensuelles sur des pochettes de disques que pour sa voix langoureuse. Elle a fait ses débuts sur le grand écran aux côtés de Jayne Mansfield, dans La Blonde et moi (1956). La chanson de style jazzy, demeurait attachée au passé dans un contexte qui privilégiait le rythme émergeant du rock'n'roll, mais cela ne l'a pas empêchée d'être vendue à des millions d'exemplaires et de devenir un standard.
Cette composition de blues jazz d'Hamilton a remis au goût du jour la "torch song" (chanson sentimentale) en innovant quelque peu. Fait inhabituel dans ce genre musical, la chanteuse est ici rebelle, contournant les tables lorsqu'un homme qui l'avait rejetée- un goujat bien sûr, qui avait prétexté que l'amour était trop plébeien-revient en rampant. Son arrangement, plutôt discret, est également novateur: les chanteuses de torch songs étaient autrefois accompagnées d'un piano et d'un orchestre, mais ici, Julie London n'est soutenue que par la contrebasse de Ray Leatherwood et pa la guitare électrique âpre de l'arrangeur Barney Kessel. Ce son d'un nouveau genre a notamment inspiré le guitariste brésilien Joao Gilberto qui a ensuite développé une vision minimaliste de la samba, la bossa-nova. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

dimanche 24 août 2014

Crying in the Chapel (1953)

The Orioles:  Crying in the Chapel (1953)

Crying in the Chapel by The Orioles on Grooveshark

The Orioles de Baltimore avaient fondé leur groupe en 1946 et commencé à mettre en place les règles du doo-wop huit ans avant qu'une équipe de base-ball ne s'établisse dans la ville et emprunte leur nom. La troupe vocale, qui porte le nom de l'oiseau symbolisant l'Etat du Maryland, avait rapidement connu un grand succès dans l'univers du R&B. Leur succès à commencé à s'estomper au début des années 50, après l'enregistrement de Crying in the Chapel.
Cette composition de gospel fluide, suffisamment polyvalente pour donner lieu à des interprétations dans les styles de la country, du R&B et de la pop, constituait un support parfait pour les belles voix des quatre chanteurs du groupe. George  Nelson (le baryton) et Johnny Reed (la basse) semblaient libérer les auditeurs de tous leurs fardeaux terrestres et les ténors Alexander Sharp et Sonny Til évoquaient la promesse d'une existence céleste. La chanson était une ode au Seigneur et pourtant elel avait un côté diabolique.
Crying in the Chapel a bien marché dans de nombreuses interprétations-dont celle d'Elvis et d'Aretha-mais personne ne l'a mieux chantée que les artistes de Batimore. La version des Orioles a été n°1 au hit-parade américain du R&B pendant 5 semaines, devenant le plus gros-et le dernier- succès du groupe. Deux décennies plus tard, cette superbe version est parvenue aux oreilles de nouvelles génération d'auditeurs, car elle figurait dans la bande originale d'American Graffiti. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

Cry (1951)

Johnny Ray & The Four Lads: Cry (1951)

Cry by Johnny Ray on Grooveshark

Au début des années 50, Johnny Ray était un chanteur à succès d'un nouveau genre. Son style était entièrement inspiré par le crooner Bing Crosby, mais c'est le sens théâtral et la personnalité dont il faisait preuve dans ses enregistrements qui ont fait de lui un interprète réellement original.
Cry constitue une illustration parfaite de la prestation vocale caractéristique de Ray. L'histoire qui serre le coeur, peu mélodique et triste à pleurer, donne presque l'impression que le chanteur va éclater en sanglots. Le chanteur avait eu une enfance tourmentée et ayant eu un accident à l'âge de 10 ans, il avait besoin d'une prothèse auditive, ce qui explique son charme empreint de fragilité.
"Détachez vos cheveux, allez votre chemin et pleurez", disait la chanson. Les fans avaient suivi ce conseil. Les concerts de Ray étaient des expériences très fortes sur le plan émotionnel, dont l'intensité n'allait être égalée qu'avec les phénomènes de la Beatlemania dans les années 60 et des teenyboppers (adolescentes passionnées de musique pop) dans les années 70.
La chanson de Churchill Kohlman, rendue populaire par Ruth Casey, avait depuis longtemps perdu sa substance originale lorsque Johnny Ray l'a reprise et fait figurer au Hot Top 100 du magazine Billboard. Elle a elle-même fait l'objet de reprises plus fidèles à l'original par des musiciens country et a été enregistrée par des artistes comme Tammy Wynettte et Crystal Gayle. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

vendredi 22 août 2014

Cross road blues (1936)

Robert Johnson: Cross road blues (1936)

Cross Road Blues by Robert Johnson on Grooveshark

Cette chanson du Mississippi rythmée par une guitare acoustique est devenue un mythe dès son premeir enregistrement, en 1936. Cross road blues possède une partition de guitare agitée et rythmique et une partition vocale plaintive qui a inspiré les grandes figures actuelles du rock. Mais c'est la nature prétendument autobiographique des paroles de Robert Johnson, plaçant l'intrigue au croisement des Routes 49 et 61 dans la ville de Clarksdale, qui a rendu la chanson célèbre; C'est ici-ou dans la ville voisine de Rosedale, selon certains- que Johnson aurait vendu son âme au diable en échange de la maîtrise du blues.
Brian Jones (The Rolling Stones), Peter Green (Fleetwood Mac), John Mayall (The Bluesbreakers) et Jimmy Page (The Yardbirds et Led Zeppelin) étaient tous enthousiastes par le son de Johnson, mais la chanson est surtout devenue populaire grâce à Eric Clapton. La version électrique de Clapton- Crossroad-, l'une des chansons phares au cours des concerts de son groupe, Cream, a figuré dans l'labum du trio qui a été n°1 aux Etats Unis, Wheels of Fire. Centrale dans l'histoire du blues, la chanson a également inspiré le film  Crossroad (1986). La propre vie de Johnson s'achève tristement. Deux ans après l'enregistrement de sa chanson, alors que sa carrière semble décoller, la légende commence à prendre corps. Il est empoisonné par le mari jaloux d'une femme avec laquelle il a eu l'une de ses nombreuses aventures et meurt à l'âge de 27 ans. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

mercredi 20 août 2014

Chéri tu ronfles (1999)

Lynda Lemay: Chéri, tu ronfles (1999)



Un succès gaillard pour Lynda Lemay, jeune chanteuse québécoise appuyée par Charles Aznavour. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

mardi 19 août 2014

Ça fait d'excellents français (1939)

Maurice Chevalier: Ça fait d'excellents français (1939)



Jean Boyer, qui signe le texte de Ça fait d'excellents français, a d'abord écrit pour le cinéma, et il deviendra même réalisateur. Fils de l'auteur compositeur, interprète Lucien Boyer, a qui ont doit Ça, c'est Paris, il a écrit plusieurs chansons à succès pour Maurice Chevalier (Mimie, Appelez ça comme vous voudrez), en collaboration avec le musicien Georges Van Parys, par ailleurs compositeur d’innombrables musiques de films. Dans le passé, Chevalier avait déjà travaillé avec une autre paire majeure. En 1925, Albert Willemetez et Henri Christiné mettent respectivement en mots et en notes, pour lui, le tressautant Valentine, qui deviendra son plus grand triomphe. Les mêmes sont également des auteurs d'opérettes dont Dédé qui lance définitivement "L'homme au canotier", au début des années 20. De Willemetez, à qui il doit les textes de Ah! si vous connaissiez ma poule et Dans la vie, faut pas s'en faire, Chevalier assurait qu'il était celui qui avait le mieux su mettre en valeur sa "gouaille faubouriernne". (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)  

lundi 18 août 2014

les Chevaliers cathares (1991)

Francis Cabrel: les Chevaliers cathares (1991)

Les Chevaliers cathares by Francis Cabrel on Grooveshark

Un thème historique, emblématique de la culture occitane dont s'inspire ici Cabrel. Les cathares, ou albigeois, étaient un mouvement religieux apparu à la fin du XIe siècle, prônant une morale extrêmement rigoriste, au nom d'une opposition entre l'esprit, supposé bon, et la matière, supposée mauvaise. ils furent définitivement écrasés en 1244 lors de la prise de Montségur. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

samedi 16 août 2014

Chtimi rock (1978)

Renaud: Chtimi rock (1978)

Chtimi Rock by Renaud on Grooveshark

Le grand-père de Renaud fut un mineur du Nord. Le chanteur incarna lui-même au cinéma Lantier dans le Germinal de Claude Berri. Il ne pouvait donc éviter de consacrer un disque à sa région d'origine. Ce fut Renaud cante El'Nord, en 1992. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

jeudi 14 août 2014

la Chanson du cabanon (1919)

Darcelys: la Chanson du cabanon (1919)



En Provence, le cabanon désigne une petite maison de campagne, voire une construction légère, située, de préférence, au bord de la mer. Il renvoie bien entendu à une réalité populaire précédant la Première Guerre mondiale- La Chanson du cabanon, écrite en 1919, le confirme-, mais qui subsiste encore aujourd'hui- le héros de Jean-Claude Izzo,Montale, s'y réfugie les jours de déprime. A cet asile correspond un véritable art de vivre. On mange, souvent, ce que l'on pêche ou ce que l'on chasse. On arrose l'ensemble de rosé. Et, loin de la surveillance des parents, se nouent les premières amours. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

mercredi 13 août 2014

le Chant des nouveaux partisans (1969)

Dominique Grange: le Chant des nouveaux partisans (1969)



Ancienne assistante de Guy Béart, Dominique Grange participe activement à mai 68. Proche des mouvements maoïstes, elle compose cette chanson en voulant rapprocher l'action des gauchistes de l'après 68 de celle des partisans de la résistance au nazisme. Un document d'époque... (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

mardi 12 août 2014

la Commune (1971)

Jean Ferrat: la Commune (1971)

La commune by Jean Ferrat on Grooveshark

La Commune de Paris (18 mars-27 mai 1871) reste comme une des périodes phares de la gauche française et internationale. Jean Ferrat, dont on connaît l'engagement aux côtés du Parti communiste, lui consacre tout naturellement cette chanson. Le parolier en est Georges Coulonges, qui a déjà écrit pour lui les paroles de Potemkine (1965) et le matériel pour un spectacle musical consacré à cet événement crucial de l'histoire de France. Le texte fait allusion à Eugène Pottier, auteur de L'Internationale et à Jean-Baptiste Clément, auteur du Temps des cerises. (Source: Y'a d'la France en chanson, Editions Larousse)

samedi 9 août 2014

Clopin-clopant (1947)

Yves Montand: Clopin-clopant (1947)

Clopin Clopant by Yves Montand on Grooveshark

Pierre Dudan, ce "grand" Suisse, para la taille et le talent, fit toute sa carrière en France. Il chantait en s'accompagnant au piano avec beaucoup d'humour et de tendresse. Ce Clopin-clopant qu'il écrit en collaboration avec Bruno Coquatrix, directeur de l'Olympia, et compositeur de surcroît, est repris par d'autres grandes vedettes de la chanson. De toute sa production, une autre composition a eu le même succès: Le café au lait au lit; (Source: La Chanson Française à travers ses succès: Pierre Saka, Editions Larousse)

vendredi 8 août 2014

Comme de bien entendu (1938)

Albert Préjean: Comme de bien entendu (1938)

Comme de bien entendu (1939) by Albert Préjean on Grooveshark

Le cinéma a souvent lancé des chansons à succès. Cette mode est venue au moment des premiers films musicaux. La tradition peu à peu s'est installée de façon courante et bon nombre de metteurs en scène ont tenu à avoir un thème musical ou une chanson dans leur production. Est-ce parce qu'il a débuté comme parolier que Jean Boyer, devenu réalisateur de films, a souvent mis cette pratique au service de ses histoires? En tout cas, en ce qui concerne Circonstances atténuantes, la chanson Comme de bien entendu interprétée par Michel Simon, Arletty, Dorville et Andrex est en tout point une totale réussite! (Source: La Chanson Française à travers ses succès: Pierre Saka, Ediitons Larousse)

Ça, c'est d'la bagnole (1938)

Georgius: Ça, c'est d'la bagnole (1938)



Opportuniste, le grand fantaisiste Georgius est en plein coeur de l'actualité. Les Françaises et les Français goûtent pour la première fois de leur vie les joies de l'automobile. Ils n'ont que l'embarras du choix: Citroën, Peugeot, Renault, Chenard et Walker, Panhard, Amilcar, etc. Les vacances sont à la mode. Et les textes de Georgius sont d'une stricte authenticité. M. Annibal, "le marchand d'occasion dl'a rue de Lyon", a bien existé. (Source: La Chanson Française à travers ses succès: Pierre Saka, Editions Larousse)

jeudi 7 août 2014

Camille (1934)

Jane Stick: Camille (1934)



Ce n'est pas la chanson la plus connue du répertoire du grand fantaisiste, mais elle mérite une petite place au panthéon du "musette". Encore une fois, la chanson situe un lieu dans son époque. La Bastille était le point chaud d la capitale. Georgius avait un tour de chant scénique qui sortait de l'ordinaire pour l'époque. C'était en quelque sorte le "Claude François" des années 30. Ses refrains étaient tous très populaires. Il termina curieusement sa vie comme auteur de romans policiers à succès. (Source: La Chanson Française à travers ses succès: Pierre Saka, Editions Larousse)

mardi 5 août 2014

la Caissière du grand café (1914)

Fernandel: la Caissière du grand café (1914)



Le classique du répertoire du comique troupier. Après Polin et les Ouvrard (père et fils) qui chantaient vêtus d'un costume militaire (tourlourous), Fernandel reprit le flambeau et s'avéra  un inégalable "diseur" détaillant avec un grand art ces couplets naïfs d'un genre à part dans la chanson où s'illustra également Bach. Ce genre créé vers 1860, lorsque l'on autorisa enfin les chanteurs à s'habiller comme ils l'entendaient, à disparu à la fin des années 30. Le costume de scène si prisé autrefois n'est plus d mode aujourd'hui. (Source: La Chanson Française à travers ses succès: Pierre Saka, Editions Larousse)

Caroline Caroline (1909)

Bourvil: Caroline, Caroline (1909)



Caroline est le prénom féminin le plus chanté de ce début de siècle. Cette chanson est à classer dans la catégorie des "chansons scies" car elle était reprise partout et par tout le monde. L'une de ses particularité est d'avoir été composée par une équipe d'auteurs inhabituelle. En effet, Louis Bénech travaillait en principe avec Dumont et Vincent Telly, rarement avec Scotto. (Source: La Chanson Française à travers ses succès: Pierre Saka, Editions Larousse)

C'est l'amour (1903)

Marcel Merkes & Paulette Merval: C'est l'amour (1903)



Le refrain populaire par excellence, où l'interprète fait chanter une salle entière qui connait les paroles par coeur. Louis Ganne était réputé pour la musique d'ouvrages classiques comme Les Saltimbanques ou Hans, le joueur de flûte. Il réussit avec C'est l'amour et La Marche lorraine deux chansons qui ont eu une très large audience populaire. (Source: "La Chanson Française à travers ses succès: Pierre Saka, Editions Larousse)

lundi 4 août 2014

C'était plus fort que tout (1962)

Sacha Distel: C'était plus fort que tout (1962)



Le beau Sacha s'attaque avec brio au répertoire de Ray Charles. Il faut dire que I can't stop loving you a réuni sur la piste de danse bien des couples qui, sans elle, ne se seraient pas enlacés le temps d'un slow. (Source: Fascicule "Salut les copains: Juillet-Décembre 1962", Polygram Collections)