Affichage des articles dont le libellé est Lettre D. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lettre D. Afficher tous les articles

dimanche 24 août 2014

Dust my broom (1952)

Elmore James: Dust my broom (1952)

Dust My Broom by Elmore James on Grooveshark

Dust my broom est l'une des chansons de blues dont l'histoire est la plus complexe, notamment parce qu'elle évoque Robert Johnson. En novembre 1936, Johnson avait enregistré sa propre composition intitulée (I believe I'll) Dust my broom. Cependant le titre et la mélodie étaient alors déjà employés dans d'autres chansons. Elmore James en est parfois considéré comme le compositeur, mais il n'avait que 18 ans lorsque Johnson l'a enregistrée, et les deux artistes ne se sont sans doute pas rencontrés avant 1937. Il est probable que Johnson lui ait fait alors découvrir la chanson.
En août 1951, la productrice Lillian McMurry a enregistré la prestation d'Elmore James en studio. Elle ne connaissait pas la composition antérieure de Johnson, et de bonne foi, en a revendiqué les droits au nom de James. Sa version de la chanson était intitulé Dust my broom et les paroles en étaient légèrement modifiées, mais le plus important était qu'elle n'était pas accompagnée par la guitare acoustique qu'utilisait Johnson, mais par une guitare électrique "Slide" ou "bottleneck".
Accompagné d'un harmonica, d'une basse et de percussions, James transforme la chanson en un gémissement de banshee (être légendaire) amplifié et cablé. Le sens des paroles fiat aujourd'hui débat, Dust my broom (dépoussiérer mon balai) pouvant se référer au ménage ou être une allusion sexuelle. La chanson a obtenu un succès surprenant lorsqu'elle est sortie en 1952 et son riff électrique en ouverture est l'un des sons les plus connus du blues moderne. (Source: Les 1001 chansons..., Editions Flammarion)

mardi 19 août 2014

Dans mon île (1957)

Henri Salvador: Dans mon île (1957)

Dans mon ile by Henri Salvador on Grooveshark

Une vision paradisiaque des Antilles, chantée par Henri Savaldor, Gadeloupéen lui-même. Nonchalant revendiqué, mais travailleurs de fond, Monsieur Salvador, né en 1917, à vendu plus de 500 000 exemplaires de son album Chambre avec vue. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

la Danseuse est créole (1947)

Yvette Giraud: la Danseuse est créole (1947)

-La Danseuse Est Créole by Yvette Giraud on Grooveshark

Une chanson créée par Yvette Giraud, (qui vient de nous quitter, le 3 août 2014, à l'âge de 97 ans), qui fit par la suite avec ce genre de répertoire une grande carrière au Japon. (Source: y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

mardi 12 août 2014

les Deux oncles (1965)

Georges Brassens: les Deux oncles (1965)

Les Deux Oncles by Georges Brassens on Grooveshark

Juin 1940: l'Occupation allemande commence. Les Français se divisent en trois camps: une grande majorité d'attentistes et de "maréchalistes" ("le vainqueur de Verdun saura éviter le pire"), une petite minorité de collaborationnistes et une encore plus petite minorité-mais qui va s'accroître, surtout après la défaite allemande à Stalingrad- de résistants. Peut on mettre tout le monde sur le même plan? Georges Brassens semble le penser. Beaucoup sont d'un avis contraire, refusant d'amalgamer des partisans, même indirects, du nazisme et des défenseurs de la patrie et/ou de la démocratie. En tout cas, la chanson, sortie alors que le général de Gaulle préside aux destinées du pays depuis 7 ans, fera scandale. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

samedi 9 août 2014

Débit de l'eau, débit de lait (1943)

Charles Trenet: Débit de l'eau, débit de lait (1943)

Débit de l'eau, débit de lait by Charles Trenet on Grooveshark

C'est dans le train qui les ramène de Bruxelles à Paris que Charles Trenet et Francis Blanche ont l'idée de cette chanson, qui marque les grands débuts de parolier de Francis Blanche. Ce n'est pas un mince exploit pour lui, car Charles Trenet a rarement cosigné les paroles de ses créations, Débit de l'eau débit de lait est une merveilleuse jonglerie de mots et de notes où les analogies se conjuguent à l'infini, où les accentuations rebondissent grâce à des consonnes bien choisies. Qui peut dire, après cette remarquable démonstration de prosodie, que la langue française ne peut pas s'adapter à une musique moderne rythmée? (Source: La Chanson Française à travers ses succès: Pierre Saka, Editions Larousse)

mardi 5 août 2014

le Dénicheur (1912)

Fréhel: le Dénicheur (1912)



Cette chanson est autant celle des interprètes chanteurs que des accordéonistes. Elle est devenue un classique du musette grâce à de nombreux enregistrements instrumentaux, dont le plus célèbre fut celui de Tony Muréna. (Source: La Chanson Française à travers ses succès: Pierre Saka, Editions Larousse)

jeudi 13 février 2014

le Dilemme (2000)

Ginie Line: le Dilemme (2000)



Ginie Line, que l'on avait déjà pu apprécier pour son duo avec Florent Pagny (J'oublierai ton nom), a tenu le rôle de la princesse Néfertari dans Les Dix commandements, la comédie musicale d'Elie Chouraqui et de Pascal Obispo. Aux côtés de Daniel Lévi, dans le rôle de Moïse, elle était littéralement éblouissante, notamment lorsqu'elle interprétait Le dilemme. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°42", Polygram Collections)

Du mal (1998)

Maurane: Du mal (1998)



Sans être, peut-être la chanson la plus connue de son répertoire, Du mal a été -et demeure- l'une des préférées de Maurane et de son public. Elle l'a interprétée sur scène à de nombreuses reprises. Elle se trouve aussi sur l'album de ses grands succès L'un pour l'autre (avec notamment Sur un prélude de Bach et Les uns contre les autres). Une chanson clé en ce sens qu'elle permet d'apprécier à sa juste émotion la voix de la chanteuse d'outre-Quiévrain. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°42", Polygram Collections)

Dans la salle du bar tabac de la rue des Martyrs (1998)

Pigalle: Dans la salle du bar tabac de la rue des Martyrs (1998)



François Hadji-Lazaro s'est fait connaître en fondant Boucherie Production et en animant deux groupes clés du rock français: les Garçons-Bouchers et Pigalle. Avec cette dernière formation, il a crée ce qu'on pourrait appeler un folk-punk néoréaliste, puisqu'il se réclamait aussi bien des Pogues que de Damia et de Fréhel. C'est avec son 2e album, Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, que Pigalle - c'est à dire Hadji-Lazaro et Daniel Hennion- a accédé à une notoriété en rapport avec son talent. Dans la salle du bar tabac de la rue des Martyrs est même devenu un hymne du rock alternatif. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°28", Universal Collections)

Don Quichottte et Sancho (1997)

Claude Nougaro: Don Quichotte et Sancho (1997)



On retrouve Don Quichotte dans divers opéras ou poèmes symphoniques de Salieri (1771), Richard Strauss (1898), Massenet (1910) et bien sûr dans L'homme de la Mancha de Mitch Leigh, Dale Wasserman et Joe Darion, adapté par Jacques Brel (1968). Si Jacques Ibert a composé Les Chansons de Don Quichotte et Maurice Ravel Les mélodies de Don Quichotte à Dulcinée, la chanson n'est pas en reste avec le Québécois, Michel Rivard (Le retour de Don Quichotte) et Pierre Perret (Don Quichottee et Sancho Pança) (Source: Fiche " Don Quichotte et Sancho", Collection "Plaisir de Chanter", Editions Atlas)

Dors (1997)

Florent Pagny: Dors (1997)



Relancé dans l'actualité de la chanson française avec l'album Savoir aimer paru en 1997, Florent Pagny s'y maintenait l'année suivante avec le single Dors. Une chanson écrite par le fidèle Erick Benzi, qui rend un hommage poignant à la femme de ce dernier, disparue peu de temps auparavant. Dors a constitué l'un des moments les plus forts du concert que le chanteur a donné à Bercy le 5 octobre 1998. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°7", Universal Collections)

Différente quand je chante (1996)

Maurane: Différente quand je chante (1996)



1996 a été une année faste pour les chanteuses de langue française, et pas seulement pour celles nées dans l'Hexagone. Pour preuve Céline Dion et Axelle Red, qui viennent respectivement du Québec et de Belgique. Pour preuve également Maurane qui, elle aussi, a débuté sa carrière dans le plat pays. Non seulement, elle a enregistré la version française du film Le Bossu de Notre Dame, mais elle a aussi et surtout sorti l'un des meilleurs albums de l'année dont certaines plages sont dues à l'orchestrateur Jean-Claude Vannier.
Mais dans Différente quand je chante, c'est d'abord la voix de Maurane qui fait des étincelles, une voix soul et gospel qui émeut. Aussi à l'aise dans le répertoire classique que dans la pop ou le rock, elle n'a pas fini de surprendre. (Source: Fascicule "Les plus belles chansons françaises n°33 (1996)", Editions Atlas)

Doudou (1995)

Maurane: Doudou (1995)



Différente, comme l'affirme le titre de l'album où figure Doudou: sans doute ce qualificatif va t'il bien à la chanteuse. Maurane, originaire de Belgique (pays, c'est connu, où les artistes ne font rien comme ailleurs) chante le blues, le gospel et la soul, genres peu représentés dans le paysage musical francophone. Son parcours aussi est atypique. Fille d'une mère pianiste et d'un père directeur de conservatoire, Maurane grandit dans la musique: après s'être formée au violon et à la guitare, elle chante dans les bars de Bruxelles. Ses influences déjà: le jazz, la musique brésilienne. En 1979, Pierre Barouh, le patron du label Saravah la découvre. Elle assure bientôt les premières parties de Daniel Lavoie et Claude Nougaro, avant de remporter en 1983 le prix de la première chanson au Festival de Spa avec Petite chanson d'amour. En 1985 paraît son premier album Danser. Le succès lui vient enfin en 1988, grâce à son interprétation du rôle de Marie-Jeanne dans une nouvelle production de Starmania. (Source: Fiche "Doudou", Collection "Plaisir de Chanter", Editions Atlas)

mercredi 12 février 2014

Dieu m'a donné la foi (1995)

Ophélie Winter: Dieu m'a donné la foi (1995)



Mannequin, animatrice sur le petit écran, Ophélie Winter, qui a préféré suivre le chemin de son ami Prince plutôt que celui d son père -lequel à la fin des sixties avait enregistré le tube de variété Oh lady Mary- a conquis un large public dès son premier single. Un succès qui reposait moins sur son physique de nouvelle femme fatale que sur une voix percutante, chargée d'émotions dans la grande tradition afro-américaine. Dieu m'a donné la foi est un petit chef-d'oeuvre de groove à la française. Et l'un des titres phares de l'année 1996, puisqu'il s'est classé à la 4e place du hit-parade. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°28", Universal Collections)

Des hauts, des bas (1994)

Stephan Eicher: Des hauts, des bas (1994)



C'est dans la ville homonyme d l'Aude que Stephan Eicher a enregistré Carcassonne en 1993. un album qui, comme le précédent, est né de la collaboration du musicien et chanteur helvétique avec le romancier Philippe Djian. L'album a été certifié disque de diamant quelque temps après sa parution, en particulier grâce à une chanson telle que Des hauts, des bas où l'on devine de la part de Stephan Eicher une certaine nostalgie pour son adolescence punk. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°28", Universal Collections)

Delicate (1993)

Terence Trent d'Arby & Des'ree: Delicate (1993)



Beau comme un dieu et habile auteur-compositeur, cet américain voit sa carrière démarrer de façon fulgurante dès la sortie de son premier single If you let me stay, au printemps 1987: il aligne en effet 4 tubes d'affilés, tous tirés de son premier album au titre interminable (Introducing the hardline according to Terence Trent d'Arby, ouf!), y compris Wishing well, Dance little sister et l'excllent Sign your name. En 1993, après quelques années d'errance et la concurrence directe d'un certain Lenny Kravitz, Terence nous revient avec son 3e album au nom tout aussi alambiqué (TTDA's Symphony or damn, Explore the tension Inside the sweetness), dont est extrait ce remarquable duo avec la délicate Des'ree, qui avec les tubes You gotta be en 1994 et Life en 1998, s'imposera comme une des plus belles voix soul anglaise de la décennie. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1993", Polygram Direct)

Des attractions désastres (1992)

Etienne Daho: Des attractions désastres (1992)



En 1992, cela fait tout juste 10 ans que Etienne Daho mène une carrière solo. Celui que tout le monde appelle le Rennais-il a pourtant passé les premières années de sa vie à Oran- n'a passé sa licence d'anglais que pour prouver aux siens qu'il était capable de réussir ses études; il a cru ensuite aimer la musique avant de trouver sa voie dans ce qu'il appelle, avec un brin de dérision, la "chansonnette". Un choix qui lui porte chance depuis 1984 et le succès de Week-end à Rome. Au total, 4 albums se succèdent avant la sortie du 5e, Paris ailleurs, que Daho considère à juste titre comme un aboutissement. Dès la sortie du disque en 1991, la chanson Saudade a séduit les programmateurs radio; Des attractions désastres, curieux rap à la Daho, prend la suite en 1992, remportant au passage l'adhésion des fans du plus dandy des chanteurs français. (Source: Fascicule "Les plus belles chansons françaises n°29 (1992)", Editions Atlas)

Devenir cheyenne (1992)

Pow Wow: Devenir cheyenne (1992)



Réunis sous le nom de Pow Wow, Ahmed Mouici, Bertrand Pierre, Pascal Périz et Alain Chenevière ont réussi cette gageure de réinventer -peut être même d'inventer- le doo-woop à la française. Non pas dans les années 60-mais au début des années 90. Avec Regagner les plaines, le quartette mettait totu le monde d'accord en 1992, précisément avec sa reprise du Lion est mort ce soir et avec Devenir cheyenne. Cette dernière chanson explique à elle seule que ce premier opus se soit vendu à 1,6 million d'exemplaires et se soit traduit par un véritable triomphe lors des Victoires de la Musique. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°42", Polygram Collections)

Didi (1992)

Khaled: Didi (1992)



Nous étions encore loin du triomphal concert 1,2,3, soleil à Bercy avec Khaled, Rachid Taha et Faudel; en 1992, le raï était encore mal accepté sur les ondes. Grâce à Didi, produit de main de maître par l'américain Don Was, Khaled réussit une percée sensationnelle dans le Top 50, un exploit qu'il répètera en 1996 avec Aïcha. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1992", Polygram Direct)

Damn I wish I was your lover (1992)

Sophie B. Hawkins: Damn I wish I was your lover (1992)



Cette fin d'années 90 appartient aux rockeuses: Alanis Morissette, Shirley Manson (du groupe Garbage), Sheryl Crow... Mais on est sans nouvelle de la (très) belle Sophie, une New-yorkaise qui avait classé ce titre en 5e position du Top américain et avait hanté le Top 50. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1992", Polygram Direct)