mercredi 4 juin 2014

Quatre heures du matin (1970)

Julien Clerc: Quatre heures du matin (1970)



En 1970, Julien Clerc est en pleine ascension professionnelle. Au plan personnel, il tente de préserver du regard des médias l'idylle qu'il est en train de vivre avec l'une de ses consoeurs les plus talentueuses. Ce double défi ne se vit pas toujours dans la sérénité et les angoisses que dévoilent ds textes comme Quatre heures du matin ou Je sais que c'est elle en apportent la confirmation.
Les chansons de cette époque ne traitent pas toutes d'amour. Julien est en pleine préparation des récitals qu'il va donner à l'Olympia en décembre. Il connaît la salle pour y avoir chanté quelques mois plus tôt sous le parrainage de Gilbert Bécaud, mais cette fois, c'est en vedette que son public va pouvoir l'applaudir dans un répertoire où se côtoient succès confirmés (La cavalerie, La californie) et nouvelles compositions, comme La veuve de Joe Stan Muray qui traite de la guerre du Vietnam.
Son équipe de fidèles, parmi lesquels Etienne Roda-Gil et Maurice Vallet, s'est enrichie de l'arrangeur et chef d'orchestre Jean-Claude Petit. Grâce à son talent, le spectacle de Julien trouve un souffle nouveau, comme il le déclarera lui-même au magazine Chorus: "C'est vrai que dans ces années-là il y avait une grande liberté de couleurs et de sons, que ce soit dans le rock'n'roll comme dans notre propre musique. Nous étions tous plus ou moins dans l'orbite des Beatles dont nous étions des fans inconditionnels". (Source: Fascicule "Les plus belles chansons françaises n°7 (1970)", Editions Atlas)

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