jeudi 14 août 2014

Sur la route de Pen-zac (1938)

Georgius: Sur la route de Pen-zac (1938)



Avant le milieu du XXe siècle, les veillées, les fêtes calendaires les travaux des champs, les foires et marchés, les pardons permettent la rencontre entre jeunes gens. La communauté exerce son contrôle sur les fréquentations afin d'éviter les unions mal assorties. Avant d'être une affaire de coeur, le mariage suppose des accommodements familiaux et patrimoniaux. Jusque vers 1950, les négociations sont menés par un entremetteur (les bazhvalan en basse Bretagne). Elles s'achèvent par la visite (ar gweladenn) des biens respectifs des deux familles. Le calendrier agricole et le respect des interdits religieux expliquent la concentration des mariages certains jours, comme le "grand mardi" dans certaines paroisses du Vannetais, une semaine avant le mardi gras. Malgré l'imprégnation d'une culture catholique, les pratiques matrimoniales bretonnes se rapprochent désormais de celles du reste de la France: mariage lors des vacances scolaires, retard de l'âge au mariage, formes nouvelles de cohabitation, progression des divorces. (Source: Y'a d'la France en chansons, Editions Larousse)

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