Léo Marjane: Attends-moi mon amour (1941)
Durant les années noires de l'Occupation, les chanteurs de chansons tentent d'apporter du rêve à une population désemparée. A l'optimisme des Collégiens de Ray Ventura assurant en 1939 qu'"On ira pendre notre linge sur la ligne Siegfried", à celui de Maurice Chevalier affirmant en 1940 que '"Paris sera toujours Paris", succédent en 1941 des couplets directement inspirés par la propagande de Vichy, prônant le retour à la terre natale, les joies de la famille et le charme de la patrie retrouvée. Ainsi, Jacques Pills chante "Dans un coin de mon pays", Charles Trenet écrit pour Tino Rossi "Quand tu reverras ton village". Les titres des chansons sentimentales, destinées à mettre un peu de baume au cœur des femmes de prisonniers, parlent d'eux-mêmes: "Souris moi et dis moi bonne chance" (Lucienne Delyle), "Parti sans laisser d'adresse" (Lucienne Boyer), "J'attendrai" (Jean Sablon), "Tu reviendras (Eva Busch) et bien sûr Attends moi, mon amour. (Source: Fiche "Attends moi, mon amour" de la collection "Plaisir de Chanter", Editions Atlas)
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